La beauté cachée derrière le malheur

Se relever après avoir perdu son travail des trente-deux dernières années, est ce que cela se fait? Eh oui, j’ai perdu mon travail dans une entreprise que je croyais la mienne. Et alors, Je suis toujours la même femme, la maman, la femme d’affaires passionnée par son métier. J’aime voir l’éclaircissement des visages qui viennent de découvrir comment régler un problème. C’est peut-être vaniteux? Je ne sais pas. J’aime rendre les choses belles et exemptes de saleté. J’adore la beauté des objets, de l’ameublement, l’agencement de la décoration. Un espace qui reflète notre personnalité.

La fin

Pourtant, les derniers mois et mêmes les deux dernières années furent très difficiles. Je me sentais vraiment malheureuse, n’ayant plus de vie ou de droit d’exister pour le plaisir. Je me suis souvent demandé à quoi rimait cette vie sans plaisir, à toujours travailler dans l’obligation pendant des heures et des heures. J’ai aimé mes clients que nous sommes allés chercher un à un, chacun ayant une histoire dont je me souviens encore. Je connais les moindres recoins de leur édifice. Je connais les demandes spéciales ou points cruciaux de chacun.

Le début

Il y a 32 ans, l’entreprise ne comptait que vingt employés, elle en compte maintenant une centaine.  À la fin, je ne pouvais même pas dire que je connaissais tous mes employés. Je ne pouvais plus suffire à la tâche de mon travail. Je devais avoir l’aide de mes superviseurs pour engager, superviser les employés, corriger la qualité, etc. Auparavant, mon père et moi allions porter de la sauce à spaghetti et allions souper avec une équipe de travail. Nous avons tenu un journal qui était distribué à tous les employés. Nous félicitions les bons coups, faisions connaître un chef d’équipe ou un employé aux autres employés, félicitions les nouveaux parents, etc.

Mon dieu que j’adorais ce temps! Un temps où je pouvais réfléchir, créer, sortir une idée de mon sac magique. J’avais plein d’idées capotées! J’en ai de si bons souvenirs! Merci la vie de m’avoir fait vivre tant d’expériences. Merci la vie de m’avoir montré le chemin de ce qu’il y avait à l’intérieur de moi. Eh oui, j’existe en dehors de cette entreprise. Je suis quelqu’un en dehors de cette entreprise. Je suis et je reste une femme qui aime sortir des idées capotées de son sac magique!

Se relever après avoir perdu son travail

Ce moment où j’ai compris que j’avais perdu mon travail dans l’entreprise que je croyais la mienne a été terrible. Je ne pouvais croire ce que je vivais. Je me sentais perdue. J’ai dû me reposer, réfléchir, voir ce qui m’attendait sur le reste du chemin à parcourir. Cela a dû germer dans mon esprit. J’ai dû faire le ménage. Je continue à remonter la pente. Et les gens qui m’entourent sont des anges pour moi.

De quoi j’ai vraiment envie?

Aujourd’hui, je crois que la vie m’a montré ce que j’avais envie de faire dans ma seconde carrière forcée. J’ai envie de VIVRE. Je tiens à voir mes enfants et petits-enfants grandir. Je veux voir ma famille et avoir des moments entre amoureux. Mes employés et clients sont précieux. J’ai envie d’avoir le temps de les rencontrer et de rire en leur compagnie, l’espace d’un moment précieux. Pas question d’associés pour le moment, cette mauvaise expérience m’a laissé un goût tellement amer!

Des idées capotées

J’ai à nouveau le goût de sortir des idées capotées de mon chapeau et d’en faire profiter les autres. Je veux redonner vie aux surfaces ternes ou mal entretenues en enseignant aux autres les meilleures façons de faire. J’aime soutenir d’autres gestionnaires à avoir de meilleures relations avec leurs employés et une meilleure qualité de travail. La vie reprend et j’ai envie de la prendre à bras le corps. J’ai ouvert une petite entreprise à une seule employée pour le moment: MOI!

Je n’ai pas 90 clients et c’est correct ainsi! Connaître tous mes clients et leurs besoins, c’est important pour moi. Examiner les moindres recoins de leur bâtisse et les aider à faire reluire leur parquet et ameublement.

JE VIS

Je suis heureuse et je VIS. J’ai découvert la beauté cachée derrière le malheur. Est-ce un malheur que de perdre son emploi? Oh que non, c’est un renouveau, l’occasion de voir le meilleur de soi-même et de la vie. Vous vivez la même chose? Vous êtes découragés? Venez me rencontrer et nous en parlerons. Je vous jure que cet évênement sera une chance de renouveau dans votre vie. Je peux vous aider à vous relever dignement!

Un message pour mes clients, fournisseurs, employés et ma garde rapprochée

Pour des raisons évidentes, je n’ai pu m’adresser directement à mes clients, fournisseurs, empoyés et proches collaborateurs. Mais je vous ai laissé un petit mot qui vous est destiné dans ce message paru sur les médias sociaux. J’ai apprécié chaque moment en votre compagnie. ET je ne vous oublierai jamais.

Je vous dis MERCI!

La photo ci-haut a été prise à Banff, le 16 juin 2017, lorsque j’ai adressé une prière à ma grand-mère pour m’aider à traverser ce mauvais moment. Je lui ai promis de ne plus jamais dépendre financièrement de quelqu’un. Ce fût un moment de paix immense. 

 

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Qui suis-je

Mon nom est Lydia Frascarelli, formatrice et consultante entretien ménager – Salubrité au sein de mon entreprise:  CF Salubrité Inc. Après 32 ans à la tête d’une entreprise d’entretien ménager d’une centaine d’employés, j’offre maintenant des services de consultations et de formations, spécialisés en entretien ménager et salubrité alimentaire. J’ai aussi le plaisir d’accompagner des entrepreneurs dans leur entreprise ou des gestionnaires d’édifices tout comme des chefs de l’entretien ménager. J’adore mon métier et j’ai un grand plaisir à voir ces gestionnaires oser créer.

© CF Salubrité 2019