Désinfection au CÉGEP et à l’université : prévenir les éclosions dès la rentrée

Secteur scolaire
Désinfection au CÉGEP et à l'université : prévenir les éclosions dès la rentrée

Pourquoi l’hygiène est-elle un enjeu majeur sur un campus ?

Un CÉGEP ou une université, c’est une petite ville. Des milliers d’étudiants et d’employés y circulent chaque jour. Ils passent des pavillons aux amphithéâtres, puis des laboratoires aux cafétérias. Et ce, souvent du matin jusqu’en soirée. À la rentrée d’automne, cette densité rencontre la saison des virus respiratoires. Les microbes voyagent alors très vite. Ils passent d’une main à une poignée de porte, puis d’un lecteur de carte à un clavier.

Pour un gestionnaire d’édifice, la rentrée est donc un moment déterminant. Une hygiène rigoureuse réduit la transmission des infections respiratoires et gastro-intestinales. Elle protège aussi les personnes plus vulnérables. Et elle soutient la continuité des cours et de la recherche. Bonne nouvelle : sur un campus, des gestes ciblés valent mieux qu’un grand ménage occasionnel.

Quelles zones du campus présentent le plus de risques ?

Sur un grand établissement, tous les espaces ne se valent pas. Certaines zones combinent fort achalandage, surfaces partagées et longues heures d’utilisation. Ce sont des points chauds à surveiller :

  • les amphithéâtres et salles de cours, où pupitres et accoudoirs sont utilisés par plusieurs cohortes dans une même journée ;
  • les laboratoires et ateliers, où l’équipement est manipulé par de nombreux étudiants ;
  • les cafétérias et aires de restauration, qui cumulent surfaces alimentaires et fort passage ;
  • les bibliothèques et salles d’étude, avec postes informatiques et tables partagés ;
  • les complexes sportifs (vestiaires, équipements d’entraînement, poignées et bancs) ;
  • les résidences étudiantes, où cuisines et salles de bain communes sont utilisées en continu ;
  • les aires communes, halls et zones de services (guichets, kiosques libre-service).

Cartographiez ces zones. Adaptez-y ensuite la fréquence d’entretien. C’est la première étape d’un protocole efficace.

Quelles surfaces à contacts fréquents désinfecter en priorité ?

Les surfaces à contacts fréquents sont celles que de nombreuses personnes touchent dans une même journée. On les appelle aussi « points de contact élevé ». Sur un campus, on retrouve notamment :

  • les poignées de porte, barres de poussée, rampes d’escalier et boutons d’ascenseur ;
  • les lecteurs de carte étudiante, tourniquets et bornes libre-service ;
  • les interrupteurs, claviers, écrans tactiles et postes informatiques partagés ;
  • les pupitres et accoudoirs des amphithéâtres ;
  • les robinets, distributrices de savon et poignées de toilettes ;
  • les équipements de laboratoire et d’entraînement partagés ;
  • les tables de cafétéria, machines distributrices et poignées de réfrigérateur des salles communes.

Un principe simple guide la priorisation. Plus une surface est touchée souvent, plus elle doit être nettoyée et désinfectée. Dans les zones très achalandées, ajoutez une désinfection en cours de journée. L’entretien de fin de journée ne suffit pas toujours.

Quelles surfaces à contacts fréquents désinfecter en priorité
Quelles surfaces à contacts fréquents désinfecter en priorité

Quelles bonnes pratiques pour la saison des virus respiratoires ?

La période allant de l’automne à la fin de l’hiver concentre la circulation des virus respiratoires. La CNESST propose d’ailleurs un guide de recommandations sanitaires pour les installations publiques en contexte de maladies respiratoires infectieuses. Voici des mesures concrètes que les gestionnaires d’un CÉGEP ou d’une université peuvent déployer :

  1. Rehausser la fréquence de désinfection des points de contact élevé. Visez surtout les corridors, les toilettes et les cafétérias.
  2. Installer des stations de désinfectant aux entrées des pavillons et des cafétérias. Garder assez de savon et de papier dans chaque toilette.
  3. Codifier les couleurs des linges et du matériel. On évite ainsi la contamination croisée entre les zones.
  4. Aérer les locaux lorsque possible. Une bonne ventilation réduit la concentration de particules en suspension.
  5. Former le personnel d’entretien sur les techniques, les produits et les temps de contact.
  6. Documenter les routes de travail par pavillon. Aucune zone critique n’est ainsi oubliée les jours chargés.

Selon le gouvernement du Canada, l’hygiène des mains demeure l’une des mesures les plus efficaces. La désinfection des surfaces la complète. Elle ne la remplace jamais.

Comment relever les défis propres aux grands établissements ?

La taille d’un campus crée des défis particuliers. Pensez à la superficie, aux bâtiments multiples et aux longues heures d’ouverture. S’ajoute la coordination de plusieurs équipes ou sous-traitants. Pour les maîtriser :

  • établissez des routes de travail claires par pavillon et par plage horaire, soirs et fins de semaine compris ;
  • adaptez la fréquence à l’achalandage réel de chaque zone, plutôt qu’à un horaire uniforme ;
  • évitez la contamination croisée : codification par couleurs et entretien rigoureux du matériel (chariots, vadrouilles, seaux) ;
  • instaurez un contrôle de la qualité périodique, qui valide l’application des protocoles partout.

À noter:  CF Salubrité offre le service de calcul et d’élaboration des routes de travail imagées et écrites en plus du service de contrôle de la qualité.

L’équipement et la formation font-ils vraiment une différence ?

Oui. C’est souvent là que tout se joue. Le meilleur produit donne de piètres résultats s’il est mal dosé. C’est aussi le cas s’il est appliqué sur une surface sale ou essuyé trop tôt. À l’inverse, une équipe bien formée obtient des résultats constants. Elle dispose du bon équipement et de routes de travail claires. Le tout, avec moins d’effort.

Investir dans la formation du personnel reste très rentable. Il en va de même pour les accessoires adaptés : microfibre, codification par couleurs et distributrices. Un contrôle de la qualité périodique complète le tout.

Foire aux questions

À quelle fréquence faut-il désinfecter les surfaces sur un campus ?

Nettoyez et désinfectez les surfaces à contacts fréquents au moins une fois par jour. Dans les zones très achalandées, faites-le plus souvent, idéalement en cours de journée. Cela vaut surtout pendant la saison des virus respiratoires.

Quelles surfaces désinfecter en priorité dans un CÉGEP ou une université ?

Priorisez les poignées de porte, les lecteurs de carte étudiante et les rampes. Ajoutez les postes informatiques partagés, les pupitres d’amphithéâtre et les robinets. Ce sont les points les plus touchés.

Faut-il nettoyer avant de désinfecter ?

Oui. On nettoie toujours d’abord pour retirer la saleté, puis on désinfecte. Un désinfectant sur une surface sale perd une grande partie de son efficacité.

Comment gérer l’entretien sur plusieurs pavillons ?

Établissez des routes de travail par pavillon et par plage horaire. Adaptez la fréquence à l’achalandage de chaque zone. Enfin, instaurez un contrôle de la qualité périodique pour une application constante.

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Basée à Longueuil, sur la Rive-Sud de Montréal, CF Salubrité accompagne les gestionnaires d’édifices. Nous servons les secteurs scolaire, de la santé, municipal, gouvernemental et institutionnel. Notre équipe offre de la consultation personnalisée, dont le contrôle de la qualité, les routes de travail et l’évaluation des équipements. Nous proposons aussi des formations spécialisées en hygiène et salubrité.

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